The Liberated Page
Le Commun, 28 rue des Bains, 1205 Geneva
From November 21 to December 28, 2014 — Admission free.
Tuesday-Friday 12-6pm. Saturday-Sunday 11-6pm.
Guided tours, Sundays 4-5pm.

The recent evolution and democratisation of printing techniques has encouraged many artists to re-evaluate their position in relation to literature, to books, and to the page. Dedicated to the exploration of new practices within art book production, “The Liberated Page” will consider the page for its simultaneously poetic, structural and physical elements.
 The exhibition will highlight a wide range of interventions and approaches, and will discuss in particular, how artists invent new books and why their invention opens up new possibilities for the page – as well as for communication and language.
 The biennale will highlight the work of several contemporary artists concerned with the page, in conversation with such historic examples as books from artists Dieter Roth, Ed Ruscha, and Seth Siegelaub, bookworks from publishing houses Something Else Press and Ecart (including work by Daniel Spoerri, Robert Filliou, Emmett Williams, and Dick Higgins), an anthology by Guy Schraenen, the Mèla post card book from Maurizio Nannucci, as well as the complete Franklin Furnace archive.
During the period of the Russian avant-garde in the 1920s and also worldwide in the 1960s, artists explored the numerous possibilities which were available for the alternative dissemination of their works. During the 1960s, Mail Art subsequently became very popular, presenting as it did an easy way for artists to utilise their private and personal sphere to form a ‘cultural strategy’ – using works of art as an alternative method of communication. It was in this climate that artists’ books really began to proliferate, and as documented ten years later by the seminal book artist, poet and critic Ulises Carrión, artists’ books could now potentially exist autonomously, and communicate with a new ‘artistic language’.
The title of the exhibition, “The Liberated Page”, reuses the title of an anthology which was dedicated to the review Typographica. This review was founded, conceived and edited by the celebrated editor and designer Herbert Spencer, and whilst the duration of its publication was short – a total of 32 issues were published between 1949 and 1967 – its influence has been profound, reaching far beyond its modest distribution and circulation. Spencer used different types of papers and typography to present an eclectic range of topics from Braille poetry to sex and typography. The review provided a critical alternative to the dominant conventions of the printing industry and tastes inherited from the 1920s. It made a strong contribution to the spread of ‘European’ concrete poetry in the United States, and published one of the first British articles on the subject, at the moment when concrete poetry was just becoming a worldwide phenomenon.
 Spencer’s role as designer/editor, able to think both visually and verbally – merging images and words – presented a totally renewed relationship with the page. It is this sprit and potential for a renewed debate and critical conversation about our relationship with the page, and our communication with one another, which “The Liberated Page” aims to provoke and encourage.

A number of contemporary artists and publishers concerned with the renewal of the book format have been invited to take part to share their perspectives. These artists are Manuel Burgener, Raffaella Chiara, Norbert Costin, Elizabeth Lebon, Louise Guerra, Václav Pozárek, Hinrich Sachs, Claudia de La Torre and Ofer Wolberger.



The Liberated Page
Le Commun, 28 rue des Bains, 1205 Genève
Du 21 novembre au 28 décembre 2014 — Entrée libre.
Mardi-vendredi 12-18h samedi-dimanche 11-18h
Visite commentée de l’exposition les dimanches 16-17h

La récente évolution et démocratisation des techniques d’impression a encouragé de nombreux artistes à reconsidérer leur position par rapport à la littérature, aux livres et à la page imprimée. Dédiée à l’exploration de nouvelles pratiques dans le domaine de l’édition de livres d’art, l’exposition, qui a eu lieu en 2014, a considéré la page imprimée pour ses éléments à la fois poétiques, structurels et physiques. L’exposition a mis en relief un large éventail d’interventions et d’approches et a trait plus particulièrement de la manière dont les artistes créent de nouveaux livres et pourquoi et comment leur inventivité ouvre de nouveaux horizons à la page imprimée, tant en ce qui concerne le langage, les concepts, et les formes en soulignant les spécificités des livres d’artistes.
 La seconde exposition a mis l’accent sur plusieurs artistes contemporains qui travaillent avec la typographie de la page imprimée en dialogue avec des livres d’artistes de générations précédentes tels que Dieter Roth, Ed Ruscha, Seth Siegelaub, ainsi que des «bookworks» des maisons d’édition Something Else Press et Ecart (avec des travaux de Daniel Spoerri, Robert Filliou, Emmett Williams et Dick Higgins), des anthologies de Guy Schraenen, la revue Mèla de Maurizio Nannucci, ainsi que l’archive complète de l’association Franklin Furnace.
 Dans la foulée des avant-gardes russes, plus précisément dans les années 1920, puis dans le monde entier dans les années 1960, les artistes ont exploré différentes possibilités pour diffuser leurs travaux. Dès 1960, le Mail art devint très populaire, offrant aux artistes un moyen de se servir de leur sphère privée pour former une «stratégie culturelle» utilisant leurs entreprises artistiques comme une méthode alternative de communication. C’est dans ce climat que le livre d’artiste a vraiment commencé à proliférer, comme l’a documenté Ulises Carrión, poète, critique et précurseur du livre d’artiste en révélant que le livre d’artiste pourrait maintenant exister de manière autonome et communiquer en utilisant un nouveau «langage artistique».
 Le titre de l’exposition «The Liberated Page» reprend le titre d’une anthologie dédiée à Typographica. Cette revue a été fondée, conçue et éditée par l’éditeur et designer Herbert Spencer. Bien que sa publication fut intermittente – 32 numéros ont été publiés entre 1949 et 1967, son influence a été profonde et sa portée bien plus grande que sa modeste diffusion. Herbert Spencer a utilisé différents types de papiers et des typographies sophistiquées pour présenter un choix éclectique de sujets allant de la poésie en braille jusqu’à la relation entre le sexe et typographie. La revue a été une alternative critique aux conventions et aux tendances de l’imprimerie héritées des années 1930. Elle a grandement contribué au rayonnement de la poésie concrète européenne aux États-Unis comme dans le Royaume-Unis en publiant l’un des premiers articles d’importance sur ce sujet, alors que la poésie concrète n’était pas encore un phénomène international.
 Herbert Spencer, capable de penser tant visuellement que verbalement, fusionnant paroles et images, a complètement renouvelé l’apparence de la page imprimée. C’est dans cet esprit que «The Liberated Page», qui a pour but d’encourager et de provoquer une interaction critique avec notre relation à la page imprimée, a visé à renouveler le débat.

Des artistes contemporains et des éditeurs concernés par le renouveau du langage des formes des livres ont été invités à partager leurs points de vue. Il s’agit de Manuel Burgener, Raffaella Chiara, Norbert Costin, Elizabeth Lebon, Louise Guerra, Václav Pozárek, Hinrich Sachs, Claudia de La Torre et Ofer Wolberger.